Le coup de mou de l'EICMA, la Yamaha MT10

Dans un billet précédent, je vous parlais de mon coup de cœur de l’EICMA. Cette fois-ci, virons à 180° pour découvrir mon coup de mou provoqué par la moto qui m’aura soutiré une soudaine et vilaine grimace à la vue de son profil !

Pour ce coup de mou, j’aurais pu aller chercher un bitza incertain proposé par l’un des nombreux petits constructeurs présents sur ce salon, mais ça aurait été trop facile. Et puis, on peut très bien trouver une moto au look peu avantageux parmi les modèles d’un constructeur majeur. Eux aussi on le droit à l’erreur, nan ?!

 

La grimace, je l’ai eu en tombant sur la Yamaha MT10. Pour tout vous dire, je n’ai jamais réellement accroché sur la série MT de la firme d’Hamamatsu, d’un point de vue esthétique s’entant, parce que le 3 cylindres de la MT09 offre quand même quelques arguments en terme d’agrément et sensation. D’ailleurs, pourquoi ne pas avoir conservé la même architecture moteur sur cette MT10, juste en gonflant la cylindrée de 100 ou 150 cc ? Bon OK, le crossplane de la R1 2015, ça le fait aussi niveau arrachage de bras. Master Tork on vous dit !

 

 Bref, revenons au côté design de la bête, ce fameux design qui a déformé mon si beau visage (!!). Si la partie arrière, plutôt banale, ne prête pas à la critique, Yamaha s’est quand même bien lâché sur la partie avant, peut-être un abus de saké, je ne sais pas. Quand on la regarde de profil, on a une impression de pièces plastiques accolées les unes aux autres sans recherche d’harmonie. Un cache radiateur, puis un déflecteur au niveau des cylindres le tout rehaussé des écopes d’entrée d’air intégrées au réservoir. Encore 3 éléments formant la tête de fourche avec le bloc phare sous lequel on trouve un petit déflecteur et au dessus le bloc compteur détaché de l’ensemble. Cette « explosion » de pièces nous projette dans le rayon jouets d’une grande surface de l’époque « Transformers ».

 

Perso, j’aime bien la Z1000 de chez Kawa, ou la Super Duke R des autrichiens ; ce n’est pas pour rien que je possède cette dernière. Tout ça pour dire que le côté manga, ou taillage à la serpe ne me déplait pas, mais la Kawa comme la KTM propose un ensemble cohérent que je ne retrouve pas sur la MT10, sans compter qu’à mes yeux (révulsés!), les designers Yamaha ont été trop loin dans le style « déstructuré ». Mais c’est juste mon avis ! Et puis, peut-être est-elle plus belle en vrai…

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