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Hivernale moto façon petit joueur

KTM 1290 Super Duke GT au coeur de la Creuse

Neige et froid, voici les ingrédients qu'on associe facilement à une bonne soirée au coin du feu, alors que la moto est dans le garage sous sa couverture. Mais neige et froid, ce sont aussi des caractéristiques indispensables à une bonne hivernales comme les Éléphants, Pingouins, Millevaches pour les plus connus. J'en frissonne déjà !

 

Mon hivernale à moi

Sortir la moto en hiver pour moi, c'est essentiellement aller au boulot par une journée ensoleillée et donc des températures approchant les 10°C. Jamais il ne m'est venu à l'esprit de partir pour une balade au plein cœur de l'hiver. Cette année si ! Mais je suis un petit joueur, pas encore prêt à passer une nuit à la belle étoile les pieds dans la neige comme dans ces hivernales motos inventées par la jeunesse rebelle des années 60. Non, juste une virée de 500 km fin décembre sur la face nord du Massif Central. Pas de neige annoncée dans le bulletin météo de la veille, des températures comprises entre 5°C et 7°C tout au long de la journée, ça me va.

 

Mais je n’ai pas prévu le brouillard très dense qui a envahi la vallée de l’Indre. Très chiant le brouillard, ça se colle sur la visière et oblige à passer la raclette du gant tous les 50 mètres. J’étais à 2 doigts de faire demi-tour, m’imaginant la main gauche collée au casque toute la journée. C’est dire ma force de lutter contre les éléments ! Bon, ça a quand même duré toute la matinée avant que j’y vois clair. Ce n’est que les virolos de la région creusoise venus que j’ai retrouvé le plaisir de rouler par cette journée hivernale.

 

Hivernale B3M, 500 km en plein coeur de l'hiver

Un équipement minimum

Bon, 5°C, ça n'a rien d’extrême, je vous l'accorde. Malgré tout, il faut un minimum d'équipement pour ne pas souffrir après quelques heures de roulage. La KTM Super Duke GT n’est pas une pure GT, on va dire qu'elle protège le pilote à 75%. Les jambes sont à l’abri, le bas du corps aussi. Seules les épaules et la tête sont exposées, même bulle en position haute. On peut aussi ajouter les pieds qui ramassent les projections de la roue avant malgré le déflecteur monté sur le carter d'huile. Une bonne paire de botte bien étanche est indispensable. Les mains profitent des poignées chauffantes, efficace mais incomplet quand les températures sont basses. Des protèges mains s’avèrent nécessaires pour couper le vent et conserver une température correcte entre intérieur et extérieur de la main.

 

Côté pilote, tenue d’hiver classique à laquelle j’ai ajouté des sous-vêtements techniques Alpine Stars « grand froid », maillot et caleçon. On parle souvent de 3 couches pour lutter efficacement contre le froid : sous vêtement, polaire, blouson. J’ai remplacé la polaire par un sweet shirt et un pull, par crainte des frissons. Erreur fatale ! La transpiration reste bloquée dans les fibres du sous-vêtement technique et provoque une sensation de froid une fois celle-ci refroidie. Un effet ressenti en fin de journée après des heures de roulage.

 

Protège mains Acerbis sur KTM 1290 Super Duke GT

Rouler en hiver, des sensations différentes

Au final, rien d’extraordinaire dans cette aventure qui n’en est pas une. Par contre, les sous-vêtements techniques que je testais pour la première fois s’avèrent être un plus intéressant et permettent de rouler agréablement, au moins pour des températures supérieures à 5°C. Il reste qu’à cette époque de l’année, les routes à chèvres sont particulièrement sales et la moto mérite un bon entretien à l’arrivée ! L'expérience est à renouveler, peut-être par des températures proche de 0°C....pour voir !

 

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